Les décorations de Mr BOUSCARY

Aller en bas

Les décorations de Mr BOUSCARY

Message par oliv06 le Dim 6 Avr - 9:18

Bonjour à tous,

suite à ma rentrée de vide-grenier, j'ai trouvé intéressant de faire un point sur les décorations attribuées à MR BOUSCARY Zéphyrin.

L'on commence par une :

MÉDAILLE D'HONNEUR
DES POSTES, DES TÉLÉGRAPHES ET DES TÉLÉPHONES
DE L'INDOCHINE

Les premières médailles d’honneur, destinées au personnel des PTT travaillant en outre-mer, furent les suivantes :
 - la Médaille d’honneur des Postes, des Télégraphes et des Téléphones de l’Indochine, créée en 1928 ;
 - la Médaille d’honneur des Postes, des Télégraphes et des Téléphones et de la Télégraphie sans fil de Madagascar, créée en 1929.
Ces deux médailles furent supprimées, par le décret du 30 septembre 1937, qui institua une médaille d'honneur en faveur des agents de l'administration locale des postes, des télégraphes, des téléphones et de la télégraphie sans fil des colonies. Puis, par le décret du 12 août 1950, sera créée une médaille d'honneur en faveur des fonctionnaires du cadre général des transmissions coloniales. Enfin, le décret du 20 novembre 1951, adaptera le décret d’origine, à la nouvelle situation de la France d’Outre-mer de l’après-guerre, en instituant des médailles d'honneur en faveur des agents de l'administration locale des postes, des télégraphes, des téléphones et de la télégraphie sans fil des territoires d'outre-mer et territoires sous tutelle.




La suite logique:

MÉDAILLE D'HONNEUR
DES POSTES, DES TÉLÉGRAPHES ET DES TÉLÉPHONES
DE L'INDOCHINE
La médaille d’Argent, pour les titulaires de l’échelon précédent depuis plus de 5 ans






vient ensuite:

La médaille commémorative de l'expédition de chine 1900-1901.

A la mi-mai 1900, un soulèvement s’étendant à toute la Chine du Nord menaça les intérêts des nations ayant établi des concessions ( légations ) dans les grandes villes et obtenu des territoires à bail dans l’empire de Chine.
Cette hostilité contre ces puissances, fut principalement animée par une société secrète, nationaliste et xénophobe, appelée « le poing de la concorde et de la justice », d’où le nom anglais de « Boxers » donné à ses membres.
Pour secourir les légations de Pékin assiégées et mater la révolte dans les provinces, il fut décidé par huit états ( Allemagne, Autriche, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Japon et Russie ) de constituer une armée internationale de 150 000 hommes placés sous le commandement suprême du feld-maréchal allemand comte Von Waldersee.
Le 14 août 1900, les troupes Russes du corps expéditionnaire international pénétraient dans Pékin. Ce conflit, auquel 18 000 soldats français avaient participé, se terminait par des négociations aboutissant à la signature, le 7 septembre 1901, d’un traité de paix avec la Chine.
L’Empereur d’Allemagne Guillaume II, proposa aux diverses puissances la création d’une médaille commémorative commune pour cette campagne de Chine, mais cette idée échoua par suite de l’opposition de la France et de la Grande-Bretagne.
Les huit nations participantes, à l’exception de l’Autriche, créèrent chacune leur propre médaille. Ainsi, ce fut par la loi du 15 avril 1902 que la France institua la Médaille nationale commémorative de l'expédition de Chine, récompensant :
 - les officiers, marins et soldats ayant pris part à l’expédition française de Chine, en 1900 et 1901 ;
 - les Français qui, à titre civil, prirent part à la défense des légations de Pékin.
Elle fut attribuée à plus de 34 500 titulaires et était décernée par le Président de la République, sur proposition des ministres de la Guerre, de la Marine et des Affaires étrangères.
Son attribution faisait l'objet de la remise d'un diplôme.




continuation avec:

La médaille coloniale.



En 1892, le vicomte Louis-Philogène de Montfort proposait à la Chambre des députés un projet de loi, visant à créer une médaille commémorative universelle, récompensant, à l’aide d’agrafes distinctes, les militaires pour leur participation à certaines campagnes de guerre particulièrement mémorables.
Cette médaille, appelée Médaille coloniale, sera créée par l’article 75 de la loi de finances du 26 juillet 1893. Dès l’origine, il est prévu qu’elle puisse récompenser, avec effet rétroactif, des opérations militaires coloniales antérieures à sa création. Elle était alors décernée par le Président de la République, sur proposition des ministres de la Guerre, de la Marine et des Colonies. La médaille était offerte par l’État, mais, à partir de l’année 1920, elle ne sera plus « remise gratuitement aux ayant droit dont les titres ont été acquis après août 1914. »
La loi du 27 mars 1914, complétera le texte d’origine en récompensant aussi « les services de longues durées en temps de paix sur certains territoires » avec l’attribution de la médaille sans agrafe.
Le décret du 11 octobre 1921 prévoit son attribution aux militaires et marins blessés lors de faits de guerre quelconques aux colonies françaises ou en pays de protectorat si, à l’occasion de cette blessure, ils n’ont pas été l’objet d’une citation donnant droit à la Croix de Guerre des Théâtres d’Opérations Extérieurs.
A la Libération, l’ordonnance du 7 janvier 1944, permettra le port de la médaille avec des agrafes récompensant la participation à des opérations de guerre dans des contrées situées hors de l’empire colonial français.
Après avoir été attribuée à plus d’un million de titulaires, la Médaille coloniale devient par le décret n° 62-660 du 6 juin 1962, la Médaille d’Outre-mer.
Le droit au port de cette médaille est matérialisé par l’envoi aux ayants droit d’un diplôme officiel.


Elle est ici accompagnée de :

l'agrafe LAOS ET MEKONG.

Agrafe créée par décret le 29/11/1899.
Décret du 29/11/1899  : Art. 1er. — Le droit à l'obtention de la médaille coloniale est acquis, dans les conditions fixées par la loi de finances du 13 avril 1898, aux membres des missions accomplies, en Indo-Chine, sous les ordres de M. Pavie, ministre plénipotentiaire, du 18 décembre 1880 au 28 août 1895.
Décret du 26/01/1908  : ( J.O. 30/01/1908 ) - Art. 1er. — Le droit à l'obtention de la médaille coloniale avec l'agrafe « Laos et Mékong » est acquis aux membres de la commission de délimitation de la frontière franco-siamoise qui ont pris part, d'une manière effective aux opérations de cette mission sous les ordres de M. le lieutenant-colonel d'artillerie coloniale, hors cadres, Bernard, pendant la période comprise entre les mois de décembre 1904 et mars 1907.
Décret du 01/02/1910  : ( J.O. 06/02/1910 ) - Art. 1er. — Le droit à l'obtention de la médaille coloniale avec l'agrafe « Laos et Mékong » est acquis :
1° Aux militaires de tous grades, employés sur le Mékong, de 1900 à 1908, qui, sans avoir fait partie de la commission de délimitation franco-siamoise dirigée par M. le lieutenant-colonel d'artillerie coloniale, hors cadres, Bernard, ont concouru à l'exécution des travaux de cette commission ;
2° Aux membres de la commission qui, sous les ordres du commandant Cuichard-Montcuers, a délimité, de 1907 à 1908, les frontières des provinces cédées par le Siam d'après le traité du 27 mars 1907.
Décret du 16/03/1910  : ( J.O. 19/03/1910 ) - Art. 1er. — Le droit à l'obtention de la médaille coloniale avec l'agrafe « Laos et Mékong » est acquis aux militaires ( européens et indigènes ) de tous grades, qui ont pris part, d'une manière effective, aux opérations de police dans les territoires cambodgiens rétrocédés par le Siam, entre le 18 février et le 1er avril 19009 ( combat de Muk-Rea, 14 mars 1909 ).





Là, ça ne rigole plus, avec:

L'ordre royal du Cambodge.


Depuis 1845, le Siam et le Viêt-Nam imposaient un protectorat conjoint sur le Cambodge. Grâce à l’intervention de la France qui exercera à partir de juillet 1863 le protectorat, le Cambodge retrouva sa souveraineté et en 1864, couronnait comme Roi, Norodom 1er. Ce dernier fondait, le 8 février 1864, l’Ordre royal du Cambodge. A partir du décret du 10 mai 1896, il devint un de nos Ordres coloniaux, attribué indifféremment par le Roi du Cambodge ou par le gouvernement français, prenant alors le nom d'Ordre du Cambodge. C’était un Ordre à cinq classes, structuré à l’image de la Légion d’honneur :
 - les grades de Chevalier, d’Officier et de Commandeur ;
 - les dignités de Grand officier et de Grand-croix.
Le Président de la République française était de droit Grand-croix de l’Ordre du Cambodge.
L’Ordre royal du Cambodge récompensait les services civils et militaires des étrangers ou des sujets du Roi du Cambodge.
De 1896 jusqu’au décret du 14 juillet 1933, l’Ordre du Cambodge attribué par le gouvernement français, récompensait :
-   les personnes qui justifiaient d’un séjour effectif minimum de trois ans outre-mer, dans les territoires de l’Indochine et plus particulièrement au Cambodge ;
-   les personnes qui ne justifiant pas d’un séjour outre-mer, ont cependant rendu des services à l’expansion coloniale.
A compter du 14 juillet 1934, de nouvelles dispositions furent prises : nul ne pouvait être nommé s’il n'avait pas 29 ans révolus et ne justifiait pas d’au moins neuf années de services civils ou militaires ou de pratique professionnelle, le temps passé outre-mer étant compté pour deux ou trois fois sa durée, selon la nature du séjour.
A l’instar des autres Ordres coloniaux, un contingent spécial, ouvert par décret, pouvait récompenser les services rendus par les organisateurs, collaborateurs ou exposants des expositions ou des manifestations importantes purement coloniales.
Il fut supprimé en tant qu’Ordre colonial par le décret du 25 août 1948, puis devint par le décret du 1er septembre 1950, un Ordre des États associés de l’Union française jusqu’en 1955, année où le Cambodge quitta l’Union française. Il fut donc attribué à partir de 1948, uniquement comme Ordre national cambodgien jusqu’à sa disparition avec la dynastie Khmer. Cependant, durant son exil, le prince Sihanouk continuera à en attribuer les insignes.
Suite au retour à la tête de l’état du Cambodge du Roi Norodom Sihanouk, l’Ordre royal du Cambodge a été réinstitué.




Et la fin, avec:

L'ordre du dragon d'Annam.


La France présente en Cochinchine depuis 1848, établit le protectorat sur l’Annam en 1883. Le 14 mars 1886, l’empereur d’Annam, Dong-Khanh ( de la dynastie NGUYEN ), créait l’Ordre impérial du Dragon de l’Annam ou « Ordre du Dragon vert », pour commémorer son alliance avec la France.
A partir du décret du 10 mai 1896, il devint un de nos Ordres coloniaux, sous le nom d’Ordre du Dragon d’Annam, pour être attribué indifféremment par l’empereur d’Annam ou par le gouvernement français.
C’était un Ordre à cinq classes, structuré à l’image de la Légion d’honneur :
 - les grades de Chevalier, d’Officier et de Commandeur ;
 - les dignités de Grand Officier et de Grand-croix.
Le Président de la République française était de droit Grand-croix de l’Ordre du Dragon d’Annam.
L’Ordre du Dragon d’Annam récompensait les services civils et militaires des étrangers ou des sujets de l’empereur d’Annam.
De 1896 jusqu’au décret du 14 juillet 1933, l’Ordre récompensait lorsqu’il était attribué par le gouvernement français :
 - les personnes qui justifiaient d’un séjour effectif minimum de trois ans outre-mer, dans les territoires de l’Indochine ;
 - les personnes qui ne justifiant pas d’un séjour outre-mer, ont cependant rendu des services à l’expansion coloniale.
A compter du 14 juillet 1934, de nouvelles dispositions furent prises : nul ne pouvait être nommé s’il n'avait pas 29 ans révolus et ne justifiait pas d’au moins neuf années de services civils ou militaires ou de pratique professionnelle, le temps passé outre-mer étant compté pour deux ou trois fois sa durée, selon la nature du séjour.
A l’instar des autres ordres coloniaux, un contingent spécial, ouvert par décret, pouvait récompenser les services rendus par les organisateurs, collaborateurs ou exposants des expositions ou des manifestations importantes purement coloniales.
Il fut supprimé en tant qu’Ordre colonial par le décret du 5 mai 1950 et devint alors ( décret du 1er septembre 1950 ) un Ordre des États associés de l’Union française.
Le dernier empereur d’Annam, Bao-Daï, le décernera jusqu’à sa totale disparition, quelques mois après la création de la République du Viêt-Nam en 1955.






Le tout reste conservé dans la boite Hermes qui a déjà longtemps du préserver ces jolies choses.
Seul le fond rouge a été rajouté.




Source http://www.france-phaleristique.com/


Olivier

_________________
Ce n'est pas parce-qu'ils sont nombreux à avoir tort, qu'ils ont raison.
avatar
oliv06
Admin
Admin

Messages : 6651
Date d'inscription : 27/05/2010
Localisation : sud

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum