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un standard qui rapelle un peux d'histoire

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un standard qui rapelle un peux d'histoire Empty un standard qui rapelle un peux d'histoire

Message par sultan5710 Sam 12 Avr - 23:51

Salut à tous,

Un petite mot vite fait pour vous faire partager ma dernière rentrée :

Un chassepot Mle 1866 d'infanterie:
un standard qui rapelle un peux d'histoire 140413124929191618
Vous me direz c'est un standard d'une collection, mais ce qui m'a fait craquer, outre le fait qu'il soit tout au même numéro, saufa la baguette, c'est

que d'une part c'est un iméprial :
un standard qui rapelle un peux d'histoire 140413125351264796

qu'il à été fabriqué en 1870 :
un standard qui rapelle un peux d'histoire 140413125514333161

un standard qui rapelle un peux d'histoire 140413125558831347

et enfin le meilleur , attribution au 4 eme de ligne :

un standard qui rapelle un peux d'histoire 140413125655188128

du coup, un petit historique d'une fameuse bataille d'Aout 1870 où le 4 eme à combattu les saxons :

HISTOIRE du 4eme Régiment d'Infanterie

GUERRE DE 1870 - 1871




BATAILLE DE SAINT-PRIVAT (18 août)

L'Armée du Maréchal Bazaine était établie d'une façon générale sur un mouvement de terrain au nord-ouest de Metz, entre le ravin de la Mance et le ravin de Châtel-St-Germain. Dans la matinée du 18 les position des différents corps en commençant par le sud, c'est- à-dire par l'aile gauche et en remontant vers le nord, étaient les suivantes. Le 2e corps au Point-du-Jour avait à sa gauche la brigade Lapasset et s'étendait jusqu'à la Moselle. Le 3e corps s'appuyait aux fermes de Moscou, de Leipsick et de la Folie ; le 4e corps occupait Lagrange, Montigny et Amanvillers; enfin le 5e corps, le nôtre, occupait St-Privat et Roncourt. Quant à la Garde elle était avec la réserve d'artillerie à Sessy, c'est-à-dire derrière le 2e corps, à la gauche de la ligne.
Du côté des Allemands, d'après les ordres donnés pour la journée du 18, la deuxième armée devait se diriger vers le nord entre Ville-sur-Yron et Rezonville, appuyée à droite par le VIIIe corps et couverte du côté de Metz par le VIIe. Elle eut tout d'abord pour mission de nous couper de Verdun et de Châlons et de nous attaquer partout où elle nous trouverait.
Vers 10 heures et demie du matin. les communications reçues laissèrent croire à nos ennemis que l'Armée Française occupait une position dont la gauche se trouvait au bois de Vaux et la droite à Amanvillers. D'où l'ordre du Général de Moltke au XIIe corps et à sa garde de marcher sur Batilly et Ste-Marie-aux-Chênes ou Amanvillers suivant la direction de retraite des Français ; quand à la 1re Armée, elle devait prononcer son attaque par Gravelotte, en même temps que le IXe corps dans la direction de Verneville. Enfin, vers une heure, le prince Frédéric-Charles apprit que Saint-Privat était occupé. On verra par la suite qu'il donna des ordres pour déborder notre droite de ce côté.
Vers 11 heures et demie l'artillerie du IXe corps prussien entama l'action en tirant le premier coup de canon sur Amanvillers ; bientôt les bois de la Cusse, les fermes de I'Enire et de Chanterenne sont occupées par les prussiens. A cinq heures ils s'emparaient de la ferme de Champenois, mais furent de ce côté définitivement arrêtés.
A la droite la 1ere Armée prussienne lutta sans résultat appréciable contre le 2e corps Français et la brigade Lapas set.
A la gauche du IXe corps, la Garde prussienne, après avoir occupé Habouville, s'était emparée vers 3 heures et demie de Sainte-Marie-aux-Chênes et s'arrêtait devant les positions du 6e corps (le nôtre) à St-Privat ; quant au XIIe corps saxon, il poursuivait sa marche vers le nord, se dirigeant de Batilly sur Montois.
Vers 5 heures, toute l'artillerie du IXe corps, de la Garde et du XIIe corps était en ligne depuis le bois de la Cusse jusqu'au bois à l'est de Auboué.
Jusqu'alors les Allemands n'avaient tenté aucun effort contre nos postions principales.
Vers sept heures du soir le IIe corps prussien, resté jusque-là en réserve à Rezonville, se massa dans le ravin de la Mance et soutenu par les XIIe et VIII corps, donna l'assaut sur notre gauche vers le Point-du-Jour; l'attaque échoua de ce côté l'ennemi était définitivement repoussé.
L'insuccès complet de nos ennemis vers leur aile droite remplissait d'inquiétude le Roi et le général de Moltke sur le résultat final de la journée ; car il était huit heures du soir et ils ignoraient ce qui s'était passé au nord du champ de bataille. Le Roi et le général, croyant fermement au succès de l'attaque exécutée par le IIe corps, s'étaient avancés jusqu'à Gravelotte pour en être témoins, d'où leur déception.
Donc au nord du champ de bataille nous avons laissé la Garde au moment où, venant de s'emparer de Sainte-Marie-aux-Chênes, elle prenait position en face de notre droite constituée par le corps d'Armée du Maréchal Canrobert.
Ainsi notre 6e corps porté à St-Privat et à Roncourt allait avoir sur les bras les trois corps d'armée munis d'une artillerie supérieure en nombre et en portée, à la vérité la droite du 4e corps (division de Cissey) pouvait lui prêter son concours, mais, en somme c'était une masse de 110.000 hommes appuyée de 290 pièces de canon qui se portaient à l'assaut de la position tenue par 33.000 hommes ne disposant que d'une artillerie insignifiante et déjà désorganisée.
A onze heures et demie du matin le Maréchal de Canrobert avait pris les dispositions suivantes :
La division Tixier (la nôtre) s'était déployée entre le 4e corps et Jérusalem (hameau à 350 mètres au sud de Saint-Privat).
Le 4e de ligne placé entre le 9e bataillon de Chasseurs et le 10e de ligne, à droite le 12e de ligne de la brigade de Le Roy de Dais, en arrière le 100e de ligne de la même brigade, en réserve.
Les divisions Levassor-Sorval et Laffont de Villiers avaient disposé à l'ouest et à 400 mètres environ de la lisière du village de St-Privat, chacune leur première brigade en première ligne, et leur deuxième en arrière du village, dans le village même étaient quatre bataillons pris dans les quatre régiments de première ligne.
A Roncourt le 9e de ligne.
Les huit batteries du 6e corps étaient entre St-Privat et Roncourt sur une position dominante. Les deux batteries à cheval de la division du Barail étaient au sud de St-Privat. La division de cavalerie se tenait massée derrière le village.
A Ste-Marie-aux-Chênes se trouvait le 94e de ligne, soit 1 450 hommes environ.
Nous avons vu que ce village fut enlevé vers trois heures et demie. Il y eut ensuite sur cette partie du champ de bataille une accalmie seulement troublée par l'artillerie prussienne.
Vers quatre heures et demis, le 6e corps subissait le feu de cent quarante-quatre pièces auxquelles ses propres batteries n'étaient plus en état de risposter.
Dès quatre heures un quart, la tête de colonne de la 24e division saxonne se montra devant Roncourt dont elle chercha à s'emparer. Le Prince royal de Saxe donna l'ordre à la 23e division de s'élever au nord du village et de le contourner afin d'exécuter sur la droite des Français le mouvement enveloppant qui devait les faire tomber, il renforça cette division de la 48e brigade.
Le Maréchal Canrobert se voyant menacé d'être tourné, voulut lancer la cavalerie du Général Barail. contre les troupes saxonnes. afin d'arrêter leur marche mais cette division fut écrasée par les obus avant d'avoir pu se déployer et dut renoncer à intervenir. Alors un bataillon du 9e de ligne gagna Montois au pas de course et la brigade Péchot (la nôtre) fut appelée à Roncourt ; le 100e de ligne la remplaça dans sa position.
Telle était à cinq heures la situation au nord du champ de bataille, c'est-à-dire du côté ou notre régiment allait avoir à combattre.
Le nombre des pièces d'artillerie que l'ennemi avait mis en batterie s'était encore augmenté, il était maintenant de 180 qui concentraient leur feu sur St-Privat ; de notre côté deux batteries à cheval seulement étaient encore en état de riposter.
C'est alors qu'eut lieu l'attaque de la Garde prussienne sur St-Privat. Elle fut exécutée trop tôt, avant que les Saxons eussent effectué leur mouvement au nord du village, et alors l'échec fut complet. Elle coûta à la Garde prussienne 6500 hommes et 240 officiers dont le plus grand. nombre tombèrent au moment du déploiement. Plusieurs bataillons se portèrent en ligne ayant perdu tous leurs officiers.
Pendant cette phase de la bataille, le 4e de ligne était en marche vers Roncourt avec la brigade Péchot; il contournait donc par l'est le village de St-Privat
Le Maréchal Canrobert n'avait donc aucune troupe à sa disposition pour tenter une contre-attaque contre la garde prussienne désorganisée, il était obligé de rester sur sa position réduit à une défense passive.
Les renforts qu'il demandait depuis le matin n'arrivant pas, il comprit qu'il était perdu.
Le XIIe corps allemand cependant achevait son mouvement tournant, à sept heures du soir Montois fut enlevé; Roncourt fut aussitôt attaqué. C'est à ce moment que la brigade Péchot fut envoyée pour renforcer le 9e de ligne. Le 4e se déploya au nord-ouest entre Roncourt et la forêt de Jaumont. Avec le 9e bataillon de chasseurs et le 10e de ligne, il y avait 7000 hommes contre lesquels s'avançaient vingt-deux bataillons ennemis. Bientôt, Roncourt croûlant sous les obus, devint intenable; le 4e de ligne s'y jeta à son tour et arrêta l'offensive des Saxons. Mais débordées par le nord-est, nos troupes évacuèrent le village « avec une habileté extraordinaire », elles prirent position en arrière et empêchèrent les Saxons de déboucher de Roncourt tant que St-Privat ne fut pas enlevé
A huit heures du soir vingt-six batteries tonnaient sur St-Privat. Le XIIe corps, la garde Prussienne, la 20e division, toutes les réserves disponibles, soit environ 100.000 hommes donnaient l'assaut au malheureux village mais ils durent le conquérir maison par maison.
La brigade Péchot, en position vers le bois de Saulny, soutint la retraite avec le 9e de ligne et la réserve d'artillerie qui venait enfin d'arriver.
A la nuit close elle se retira à Woippy où bivouaqua le 6e corps.
Le 4e corps abandonna à son tour Amanvillers et s'établit sur la lisière des bois de Saulny. Là s'arrêtèrent les succès de nos ennemis, car ils ne purent enlever Montigny-la-Grange défendu par le 41e de ligne.
La bataille était terminée 125.000 Français avaient soutenu le choc de 284.000 Allemands. Les Français avaient 12 000 hommes hors de combat et les Allemands 20.000.
Le régiment eut à regretter la perte de cinq officiers tués et huit blessés. il perdit aussi, dans cette journée, ses bagages et la caisse de l'officier payeur. Le 4e a donc pris une part très active dans cette sanglante bataille de Saint-Privat.
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Message par LeXav Dim 13 Avr - 0:20

Bonjour

Belle rentrée !
Merci pour ce petit rappel d'histoire aussi

Amicalement

Xavier  farao
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Message par youloveme82 Dim 13 Avr - 6:15

Salut Olivier,

Belle arme et merci pour l'historique.

Jérémy

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" Détournez-vous de ceux qui vous découragent de vos ambitions. C'est l'habitude des mesquins. Ceux qui sont vraiment grands vous font comprendre que vous aussi pouvez le devenir. "

Mark Twain

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Message par Dronne66 Dim 13 Avr - 23:47

Bonjour,
Bravo! Il est vraiment superbe!!
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Message par sultan5710 Lun 14 Avr - 5:47

Salut,

Merci pour votre interêt,
Sainte-Marie-aux-Chênes étant le village de mon enfance, vous comprenez mieux pourquoi j'ai craqué !

Prochain post, encore une armes "longue".... à suivre
cdt
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Message par oliv06 Lun 14 Avr - 6:34

Bonsoir,

merci pour la présentation de cette très belle arme, ainsi que pour l'historique  un standard qui rapelle un peux d'histoire 3030356633 

Olivier.

_________________
un standard qui rapelle un peux d'histoire Sans_t10Ce n'est pas parce-qu'ils sont nombreux à avoir tort, qu'ils ont raison.
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